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Le VEMS, acronyme désignant le « volume expiratoire maximal par seconde », fait partie des mesures des débits respiratoires. Il permet de caractériser la sévérité de certaines maladies respiratoires associées à une obstruction des bronches.

Découvrons cet indicateur, la façon de le mesurer, ses valeurs normales et pathologiques.

Définition du VEMS

Le VEMS correspond à la quantité de gaz émise au cours de la première seconde d'une expiration forcée.

Déroulement

Ce test respiratoire est encadré par un spécialiste en pneumologie.

Le patient est installé en position assise, puis respire d'abord tranquillement dans un embout relié à un spiromètre, appareil de mesure spécifique destiné à évaluer le débit d'air. Le nez est pincé, la personne qui bénéficie de l'examen respire par la bouche uniquement. Elle inspire le plus d'air possible pour remplir ses poumons au maximum, et expire très fortement et rapidement.

Intérêt

Le VEMS est un indicateur permettant d'évaluer la fonction respiratoire, qui contribue à poser le diagnostic d'une affection pulmonaire et à en estimer la sévérité. Il peut également être utilisé pour juger l'efficacité d'un médicament, deux mesures seront alors réalisées : avant, puis après son administration. Il permet enfin de suivre l'évolution de la maladie dans le temps.

Lorsque le rapport entre le VEMS et la capacité vitale (c'est-à-dire la quantité d'air maximale qui peut entrer et sortir des poumons à la suite d'une inspiration et d'une expiration forcée) descend en dessous de 70 à 75 %, on est face à une obstruction des bronches.

Valeurs de VEMS associées à des pathologies respiratoires

Les deux principales maladies chroniques respiratoires liées à une obstruction des bronches sont l'asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), affection fréquente chez les fumeurs. La première touche environ 5 % des adultes, la seconde 10 % (3 millions de personnes en France) et 7,5 % des plus de 45 ans.

Ainsi, les résultats de ce test vont contribuer à déterminer la sévérité de ces affections.

  • Pour la broncho-pneumopathie chronique obstructive, l'obstruction pulmonaire est jugée :
    • légère (stade I) si le VEMS est supérieur à 80 % de la valeur prédite (valeur attendue en tenant compte de l’âge, du sexe, de la taille et de l’origine ethnique) ;
    • modérée (stade II) si le VEMS est compris entre 50 et 80 % ;
    • sévère (stade III) si le VEMS est compris entre 30 et 50 % ;
    • très sévère (stade IV) si le VEMS est inférieur à 30 % ou s'il est inférieur à 50 % avec insuffisance respiratoire chronique grave.
  • pour l'asthme :
    • les paliers 1 (asthme léger intermittent) et 2 (asthme léger persistant) sont caractérisés notamment par un VEMS supérieur à 80 % ;
    • au palier 3 (asthme modéré persistant), le VEMS chute entre 60 et 80 % ;
    • au palier 4 (asthme sévère persistant), il passe en dessous de 60 %.

En cas d'asthme, l'administration de bronchodilatateurs est très efficace et améliore le VEMS : cette pathologie est réversible. La BPCO est en revanche difficile (voire impossible) à inverser, et la sévérité du trouble progresse au fil du temps, notamment lorsque la personne continue à fumer.