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La silicose, aussi connue sous le nom de maladie du mineur, est une maladie qui touche les poumons et qui est due à l’inhalation de poussières de silice. La silicose est une maladie professionnelle observée dans les mines, les carrières ou les chantiers.

Cette maladie a été décrite dès le XVIe siècle, ce qui en fait la plus ancienne pneumopathie professionnelle. Petit tour d'horizon.

Silicose : formes et symptômes

La silicose fait partie des maladies provoquées par l’inhalation de particules (on parle de pneumoconioses). Elle est responsable d’une inflammation et d’une fibrose des poumons.

Quand on respire de la poussière de silice, elle peut atteindre les poumons jusque dans ses alvéoles, là où se font les échanges gazeux en oxygène et dioxyde de carbone. Or, les poumons n’ont pas les moyens d’éliminer totalement la poussière de silice car ni la sécrétion de mucus ni la toux ne sont efficaces à ce niveau.

L’accumulation de poussières de silice peut provoquer une inflammation des poumons ainsi qu’une formation de tissu fibreux qui nuisent à la respiration.

Il existe trois formes de silicose :

  • La silicose de forme chronique est la plus fréquente, elle se développe souvent après plus de dix expositions à la poussière de silice.
  • La silicose de forme accélérée se développe avant dix ans d’exposition à la poussière de silice.
  • La silicose de forme aiguë, aussi appelée silicoprotéinose, peut se développer après seulement quelques semaines d’exposition à la poussière de silice.

Les signes de la silicose sont des difficultés à respirer qui vont d’un essoufflement à une insuffisance respiratoire (la capacité à respirer diminue progressivement). Le développement de la silicose est irréversible même après l’arrêt de l’exposition à la poussière de silice.

Diagnostic et complications de la silicose

Une radiographie du thorax puis un scanner peuvent permettre d’observer l’état des poumons quand on sait que le patient a été exposé à la poussière de silice. Une spirométrie permet de mesurer la capacité respiratoire des poumons.

Des complications liées à la silicose peuvent apparaître : une tuberculose, un pneumothorax ou une anthracosilicose (en cas d’inhalation à la fois de poussières de silice et de charbon).

Un cancer du poumon ou une polyarthrite rhumatoïde peuvent être associés à une silicose.

Comment prévenir et soigner la silicose ?

La prévention de la silicose repose sur la réduction de l’émission et de l’exposition à la poussière de silice. L’aération, l’aspiration, l’arrosage diminuent le taux de poussière de silice dans l’air. Le port d’un masque permet de réduire l’inhalation de particules.

Il n’existe pas vraiment de traitement pour guérir la silicose à part la transplantation pulmonaire (greffe d’un poumon sain issu d’un don d’organe pour remplacer le poumon malade) :

  • Des corticoïdes, des bronchodilatateurs, des mucolytiques peuvent être administrés pour soigner l’insuffisance respiratoire selon les cas. L’oxygénothérapie est aussi utilisée.
  • Un arrêt de l’exposition à la poussière de silice et du tabac s’impose.
  • La vaccination contre le pneumocoque et la grippe est recommandée.

Quelles sont les autres pneumoconioses ?

Parmi les maladies du poumon causées par l’inhalation de particules qu’on appelle pneumoconioses, on peut citer :

  • la silicose (maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière de silice),
  • l’asbestose (aussi appelée amiantose, maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière d’amiante),
  • la schistose (maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière de schiste),
  • la bérylliose (maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière de bérylium),
  • l’anthracose (maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière de charbon),
  • l’aluminose (maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière d’aluminium),
  • la sidérose (maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière de fer),
  • la stannose (maladie pulmonaire due à l’inhalation de poussière d’étain).